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 En route pour Neviriel

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Zander Serethis
MessageSujet: En route pour Neviriel   Ven 21 Aoû - 1:06

EN ROUTE POUR NEVIRIEL
Zander Serethis


A peine partit, Zander regrettait presque. Il ne voulait pas laisser Lilith seule, et la manière dont ils s'étaient quittés le rendait triste... Mais comparé aux autres fois, ils s'étaient quittés en bon termes, et en espérant se revoir très vite, ce qui était une bonne chose. Il voulait regarder derrière lui, et faire un dernier signe à Lilith, mais il savait que s'il se retournerait il renoncerait à son départ si précipité et resterait avec elle. Il ne pouvait pas faire cela. Il regarda donc droit devant lui, sans se retourner. Il avait lancé son cheval au galop, et les portes de la ville disparurent rapidement derrière la forêt. Il était maintenant seul.
Heureusement pour lui, le temps était clément. Il ne faisait pas trop chaud, il ne pleuvait pas, et une douce brise venait le rafraîchi tandis qu'il galopait. Les arbres défilaient à sa gauche à une incroyable vitesse, le cheval ne ralentissant pas. Il avait acheté le meilleur étalon de l'écurie, pour un prix faramineux, mais il était ainsi sûr de pouvoir galoper pendant longtemps. Il devrait probablement changer de cheval d'ici quelques jours, et il avait suffisamment d'argent pour cela. Heureusement qu'ils avaient pillé cette auberge, sinon ils auraient eut de sacré problème monétaires, qui les auraient encore plus retardé. Ou qui l'aurait encore plus retardé, vu qu'il était seul. Mais il tentait de ne pas y penser, il n'aimait pas savoir Lilith loin de lui. Ses pensées restaient focalisées sur la route, et sur son cheval. Chevauché se révélait être plus compliqué qu'auparavant, comme il le craignait. Un seul bras le mettait dans un déséquilibre précaire. Il se penchait alors sur le côté opposé, l'empêchant de tomber au sol, mais épuisant plus rapidement son bras. Il aurait du mal à somnoler sur sa monture dans cette posture. Mais se reposer n'était pas dans son programme, du moins pas avant quelques jours, alors il se concentrait sur la route.

Le temps filait, tout comme sa montre, qui ne faiblissait pas. La nuit arriva assez rapidement, et il continuait de galoper. Le temps restait doux, mais les nuages vinrent cacher la lune, plongeant la route dans l'obscurité. Il sortit de son sac une petite lanterne qu'il avait récupérée à l'auberge, et l'alluma d'un simple regard. Il l'accrocha à la selle du cheval, et se concentra à nouveau sur la route. Le son d'une auberge se fit entendre au loin, les cris de tous les alcooliques traversant la nuit et l'obscurité. Zander eut un petit sourire. Il ne pourrait pas s'y arrêter malheureusement. Mais il savait pourquoi. Il devait continuer. Il fit ralentir un petit peu son cheval néanmoins, lui permettant de se reposer un petit peu, et prit une pomme dans le sac. Il croqua dedans ses pensées se dirigeant vers Lilith. Elle devait être dans la ville en ce moment, peut être à l'auberge... Il se demanda si elle allait draguer un homme si elle consommait quelques bières... Ou même une. Cette pensée ne lui plaisait pas spécialement, mais il espéra qu'elle saurait se retenir. Et sinon, ce n'est pas comme s'ils étaient ensemble, il avait couché avec quelqu'un à moins d'un mètre d'elle. Il repensa alors à Alicia. A part son corps, cette fille n'avait pas eu grand chose d'intéressant. Tant pis, il en avait profité une nuit. Ses pensées retournèrent à Lilith. Il lui souhaita une bonne soirée, espérant que par une quelconque magie, elle l'entende, et que cela lui procure un sourire. Il relança alors son cheval au galop, ayant terminé sa pomme, se concentrant de nouveau sur la route.

Le lendemain, après avoir chevauché toute la nuit, il éteignit sa lanterne. Son cheval était définitivement robuste, il avait put le faire galoper toute la nuit, avec seulement quelques pauses, mais il ne pourrait pas continuer ainsi éternellement. Le lendemain, s'ils ne faisaient pas une longue pause, il devrait probablement s'en séparer. Mais tenir deux jours à ce rythme avec un cheval, c'était un miracle. Il était heureux d'y avoir mis le prix. Il fit alors marcher son cheval au pas, le laissant se reposer. Il sortit aussi une pomme pour lui, qu'il lui donna sans descendre, se penchant assez pour atteindre sa bouche. Une fois qu'il eut mangé, il s'en prit lui même une. C'était la dernière, il devrait se nourrir de pain rassit et de viande séchée ensuite. Pas un régime très adapté au voyage. Mais tant pis, il n'avait pas le temps d'aller s'en acheter. Il relança donc son cheval au galop. Il galopa longtemps, avant que son cheval n'arrive plus à tenir le rythme, un peu plus d'une heure plus tard. Il commençait à fatiguer de plus en plus rapidement, même s'il restait incroyablement résistant. Les Elfes utilisaient la magie dans le dressage de leurs bêtes, leur conférant des pouvoirs impensables pour des bêtes normales. Il sentait lui même la fatigue arriver en lui. Rien de bien fort, il avait déjà tenu bien plus longtemps qu'une nuit sans sommeil, mais le fait de ne pas dormir se faisait tout de même ressentir.

Le lendemain, il fut forcé de faire une halte à une auberge. Non seulement il n'avait rien but depuis plus de vingt-quatre heures, mais son cheval ne pouvait plus tenir. Il devait se reposer un moment, il était temps d'en prendre un nouveau. Il descendit donc de son cheval vers midi, arrivant enfin devant une taverne. Il repéra rapidement une dizaine de chevaux près de l'entrée, l'un des propriétaires accepterait bien de l'échanger contre son étalon. Il entra calmement. La salle était déjà remplie de différents voyageurs, il allait être difficile de savoir à qui appartenait les chevaux. Du moins le croyait-il, car quelques minutes plus tard, après avoir à la main un grand verre de bière, il aperçut à une table un groupe de chevalier Elfe. Les chevaliers se déplaçaient toujours à cheval, et rarement à un rythme rapide, préférant se montrer au public. C'était sa chance. Il se dirigea vers leur table, et les interpella.

- Excusez-moi, dignes chevaliers, ces chevaux à l’extérieur vous appartiendraient-ils ?

- Oui pourquoi ?

- J'aimerais vous en échanger contre le mien, qui a besoin de repos, alors que je dois continuer ma route. Je l'ai payé cher, c'est un étalon Elfique, entraîné pour parcourir de longues distances, à un rythme incroyable. Ca fait maintenant prêt de deux jours que je chevauche avec lui sans m'arrêter, faisant quelques petites pauses au pas de temps en temps. Mais il n'est plus apte à continuer, il est trop fatigué, et je dois me rendre à la capitale. Est-ce que vous accepteriez ?


Au bout de quelques dizaine de minutes de négociations, les chevaliers acceptèrent de céder un de leurs chevaux contre l'étalon, sans une pièce en plus. Zander fut soulagé, il aurait toujours l'argent pour s'en acheter un plus tard s'il n'arrivait pas à négocier. Il avait entre temps finit sa bière, et se sentait prêt à repartir pour un long trajet. Il analysa rapidement le cheval qu'on lui présentait. Sans être un expert, il savait qu'il n'avait pas devant lui un cheval de la trempe de celui qu'il avait auparavant, mais qu'il ferait l'affaire pour un moment. Il devrait probablement le changer dès le lendemain, et prendre plus de pauses, au risque de le tuer, et ainsi perdre une ressource, et probablement tout son argent, ce qui pourrait le conduire à finir son voyage à pied, ou sinon à voler un cheval, ce qu'il ferait sans doute dans le pire des cas.

Il put donc reprendre la route immédiatement, et se lança au galop. Les chevaliers étaient à l'auberge depuis la veille, et e cheval avait ainsi put récupérer. Il partit donc sans problème. Zander prit un morceau de pain, avant qu'il soit complètement sec, et mangea rapidement, avant de se concentrer sur la route. Cette pause lui avait été profitable, son bras avait commencé à fatigué, à force de devoir le tenir seul. Il n'était personnellement pas si fatigué que cela, et pourrait sans aucun problème continuer pour au moins deux jours à ce rythme.

Les jours défilèrent assez vite, et trois jours plus tard, il n'était plus très loin de la capitale. Il avait dut dépenser tout son argent pour s'acheter un cheval, n'ayant pas eut la possibilité d'échanger le dernier, étant mort. Il l'avait trop forcé, et cela aurait put être dangereux s'il n'avait pas été attentif, et ainsi se dégager du cheval avant qu'il ne touche le sol. La fatigue le tiraillait, mais il arrivait pour l'instant à rester éveillé. Presque cinq jours sans dormir, mangeant e la nourriture sèche et rassit, et buvant trop peu. Il risquait la mort en continuant comme cela, mais son bras, après multiples vérifications, commençait à pourrir de plus en plus rapidement. Il devait se dépêcher, il ne pouvait pas se permettre de dormir. Il devrait arriver le lendemain si tout se passait bien. Il croisa une auberge, et décida de s'y arrêter, il n'avait pas le choix, il devait faire une petite pause. Son cheval risquait de s'écrouler mort à son tour dans peu de temps s'il ne se reposait pas, et il ne pouvait plus en acheter.

Il entra donc dans l'auberge, des cernes plus grandes que ses yeux, et aillant du ml à tenir debout. Il s'assit à un tabouret devant le comptoir, et commanda trois bières. Il les vida coup sur coup, cul-sec. Il en avait bien besoin, assoiffé. Cela lui permettrait sans doute de rester éveillé jusqu'au lendemain. Il faillit s'écrouler sur le comptoir et s'endormir, mais il réussit à se retenir. Il posa ses dernières pièces sur le comptoir, et salua le tavernier avant de quitter l'auberge. Et là, malheur. Un groupe de bandits venait de liquider la plupart des chevaux... Dont le sien. Et ils se dirigeaient maintenant vers lui, se sachant repérer. Ils avaient voulu coupé les fuites en tuant le seul moyen de transport disponible, mais heureusement il était sortit avant qu'ils aient finit.

- Regardez qui voilà, un voyageur... commença celui qui avait l'allure de chef, plus grand que les autres.

- S'il vous plait, je n'ai pas dormi depuis des jours, je suis pressé, ne me forcer pas à me battre... soupira Zander, néanmoins un petit peu inquiet de pouvoir mener ce combat à bien.

Le chef sourit, et se lança sur lui, arme au poing, dans le but de l'embrocher avant qu'il puisse faire quoi que ce soit. Mais Zander connaissait ces méthodes et esquiva sans trop de problèmes. Il en eu plus pour garder l'équilibre, la fatigue le faisant voir flou. Il sortit à son tour son épée.

- Bon, vous savez quoi ? Je vous laisse trente secondes pour déguerpir d'ici, et vous pourrez vivre, et je pourrais arriver à temps à ma destination. Si vous me faites perdre plus de trente secondes de mon temps, je vous butte. Sa voix n'était plus fatiguée, elle était déterminée. Ces enfoirés n'avaient pas intérêt à le gêner plus longtemps. Pourtant, il savait que l'intimidation était sa meilleure chance, n'étant pas vraiment en été de combattre, ne possédant en plus qu'un seul bras.

Les hommes se mirent à rire, et le regardèrent avec des envies de meurtre. Bon, tant pis pour les négociations alors... Il fit craquer chacun de ses membres, s'étira rapidement, et se mit en garde, sous le regard ahuri des bandits. Qu'était-donc cet abruti qui s'apprêtait à affronter huit personnes seul, avec un bras semblait dire leur regard. Zander ne leur laissa pas le temps de réfléchir, et se lança sur eux. Il enfonça son épée dans le cou d'un premier, le traversant de part en part, ressortant à l'arrière du crâne. Il lâcha son épée dans un grognement guttural. Il cracha du sang, venant tacher le visage de Zander, qui était devenu plus noir que l’encre. Les autres se lancèrent sur lui, mais il avait anticipé leurs mouvements, et s'était écarté. Le deuxième à tomber fut découpé en deux, d’un coup sec et rapide. Zander se sentit faible sur ce coup, en temps normal il n'aurait pas eu de problème à séparer l'homme en deux. Encore six, et son envie de meurtre grandissait, autant que sa fatigue. Il devait tenter le tout pour le tout. Il concentra sa magie dans sa paume, tandis qu'il parait un coup, et répliquait en enfonçant son épée dans le cœur d'un troisième. Plus que cinq. Quatre. Trois. Il arrivait à les éliminer sans trop de problème. Mais les derniers étaient plus grands, et plus forts apparemment. Ils se placèrent en cercle autour de lui. C'était maintenant que la magie entrait en jeu. Il écrasa sa boule de feu qu'il préparait au sol, créant une ligne de flamme qui se précipita sur deux des bandits, le troisième, le chef, l'évita sans problème. Il était épuisé, et il en restait un. Il ne pourrait pas l'éliminer, et arriver à la ville dans cet état physique. Pendant cette demi-seconde d’inattention, l'homme lui asséna un coup dans le ventre. Il réussit à se décaler à la dernière seconde, mais on côté commençait à saigner, ce n'était rien de bien grave mais grandement handicapant. L'homme se lança à nouveau sur lui, mais cette fois-ci se fit trancher la gorge avant de faire quoi que ce soit. Zander était énervé. Il n'allait pas pouvoir mener son voyage à ben aussi rapidement. Mais son bras demandait des soins très rapides...

Les personnes commencèrent à sortir dehors, alerter par les bruits. Zander ne réfléchit plus, il n'avait plus d'argent, et devait arriver à la capitale. Si ces gens le voyaient dans cet état, ils ne le laisseraient probablement pas partir sans problèmes, et le tavernier voudrait une compensation financière. Il courut donc vers un des rares chevaux encore vivant, déjà bien agité. Ce n'était pas une bête de course, mais elle ferait l'affaire. Il s'accrocha à sa crinière, et se hissa sur lui avant qu'un des hommes ne le rattrape, et il s'enfuit au galop. Il venait de les sauver, mais il s'enfuyait. Quel dommage. Mais il n'avait pas le choix. Sa blessure le lançait, et il aurait besoin de la soigner s'il ne voulait pas mourir à cause de la perte du sang. Au moins, il était plutôt réveillé, s'étant défoulé, et sa concentration se portant sur la douleur. Mais il restait tout de même épuisé au fond de lui, il ne pourrait que difficilement tenir jusqu'à la capitale. Au bout d'une vingtaine de minutes, il se sentit se vider petit à petit de ses forces. Il enroula la bride autour de sa main, et s'allongea sur le cheval, espérant ne pas s'écrouler. Il se sentait sombrer dans le sommeil. Eternel ? Non ! Il réussit à rester éveillé ! Il se secoua la tête, et tenta de garder les yeux bien ouverts. Et il y arriva.

Le lendemain, il réussit à arriver encore vivant et éveillé à la capitale. Il devait entrer sans se faire questionner ou emmener aux soins, ses créateurs s'en chargeraient. Mais à peine posa t-il un pied au sol qu'il s'écroula, le cheval partit aussitôt dans la nature. Il avait heureusement mis son sac sur son dos juste avant, et son bras était dedans, probablement dans un état pitoyable. Il voulait dormir. Il se sentait faible. Il devait se lever. Il n'avait même pas put observer la ville, il n'avait même pas vu autre chose que les portes, trop faible pour ouvrir les yeux sur autre chose que celles-ci. Mais il y était presque. Il devait tenir une petite demi-heure de plus Juste une petite demi-heure.



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