Partagez | 
 

 Manoir Mercutio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
◈ Missives : 70
◈ Date d'inscription : 29/07/2015
◈ Age Réel : 17
avatar
Zander Serethis
MessageSujet: Manoir Mercutio   Mar 29 Sep - 21:11

LE MANOIR MERCUTIO
Zander Serethis


Quand Zander ouvrit les yeux, il n’était plus devant les portes de la ville. Il était dans une maison. Elle ne lui disait rien.  Le bois des murs était sombre, sans doute du sapin. Une petite commode était contre le mur, bien polie. Il se sentait sur un lit bien confortable. Bourré de plumes. De toutes évidences, il se trouvait dans la maison d’une famille aisée. Il crut entendre le bruit d’une porte qui s’ouvrait, mais il ne vit pas qui entrait dans la pièce, retombant dans un sommeil profond.

Ses rêves étaient sombres. Il voyait Lilith, attaché à un poteau, se faire transpercer par de nombreuses lances, sans pouvoir rien faire. Il était attaché. Il hurlait de toutes ses forces, tentait de recourir à la magie, mais rien n’y faisait ! Il était coincé. Devant observé Lilith se faire transpercer, pendant une éternité. Et elle criait. Elle souffrait. Et il ne pouvait rien faire. Et puis un homme encapuchonné s’approcha de lui. On ne voyait pas son visage. Mais la démarche lui était bien familière. Une ombre. Soudain, il se réveilla, tout en sueur. A ses côtés, un Elfe.

- Calmez-vous, vous êtes en sécurités ici.

Il s’exprimait avec la grâce et le calme habituel des Elfes. Zander n’avait jamais apprécié cet air là, mais il n’avait pas la force de s’énerver, ou de se plaindre.

- Où suis-je ? Qui êtes-vous ?
- Le maître de maison vous répondra, pour l’instant, tacher juste de vous reposer.


Zander voulut protester, mais l’Elfe, avant qu’il ait eu le temps de dire quoi que ce soit, lui tendit une boisson.

- Buvez.

Zander était assoiffé. Il n’avait qu’une envie, c’était de boire, mais il se demandait ce qu’il y avait dans ce verre.

- Qu’est ce que c’est ?
- Cela vous aidera à dormir.

Zander hésita, voulant savoir où il était, mais il prit tout de même  le verre, le vidant d’un trait. Il retomba de nouveau dans le sommeil. Un sommeil sans rêve. Un sommeil noir.

Il ne savait plus combien de temps s’écoulait, se réveillant de temps en temps, en ayant eu l’impression de dormir une éternité, puis se rendormant presque aussitôt. Il avait parfois aperçut l’Elfe qui lui avait donné à boire à son chevet, mais jamais quelqu’un d’autre.

Il se réveilla une fois de plus, cette fois-ci c’était la nuit. Il se sentait plus fort.  Il n’y avait personne dans la pièce. Il devait savoir où il était. Il enleva la couverture qui le couvrait, et remarqua qu’il était nu. Il jeta un coup d’œil dans la pièce, mais ne vit aucun vêtement. Il s’assit d’abord sur le lit, étirant ses muscles, puis se leva. Il n’avait pas trop de mal à rester debout. Il s’approcha de la commode, assez lentement, et la fouilla à la recherche de vêtements. Mais il n’en vit aucun. Il prit alors la couverture, dans laquelle il s’enroula. Il allait aller chercher quelqu’un. Mais avant même qu’il sorte de la pièce, la porte s’ouvrit. L’Elfe qu’il avait déjà vu plusieurs fois se tenait devant lui, un grand sourire aux lèvres.

- Ah, vous êtes réveillés. Je vais vous apporter des vêtements, restez assis.

Avant même que Zander puisse parler, l’homme aux longues oreilles avait déjà refermé la porte. Il soupira, puis retourna s’assoir sur le lit.

Au bout de quelques minutes, l’Elfe était là, des vêtements soigneusement pliés dans les bras. Il les tandis à Zander qui s’en empara.

- Comment vous appelez vous ?
- Je suis Ellessar. La maître de la maison vous attend.

Zander attendit qu’Ellessar sorte de la pièce, puis s’habilla. C’était des vêtements Elfique, évidemment. Des vêtements très blancs, très soyeux… Il avait horreur de cela. Mais il ferait avec. Il sortit ensuite à son tour de la pièce. L’Elfe l’attendait devant la porte. Il l’entraîna dans un long couloir. Ce n’était pas un palais, mais au moins un manoir. Et plus il avançait, plus ce lieu lui semblait familier. Les murs étaient nus, et blancs immaculé. Mais quand Zander observa avec un peu plus d’attention, il se rendit compte qu’il s’agissait de bois. Les Elfes l’avaient toujours impressionné dans leur maîtrise de ce matériau. Le couloir semblait être long de plusieurs centaines de mètres tant Zander trouva le temps long. Au bout de ce qui lui sembla être une éternité il finit tout de même par arriver à côté d’une porte. Ellessar s’arrêta, et l’invita à entrer. Zander hésita un instant. Ne sentant aucune menace de la part du jeune homme, il décida d’entrer.

La pièce qui l’accueillit était en total contraste avec le couloir qu’il venait de traverser. Les murs étaient d’une couleur rappelant étrangement l’or. En y prêtant un peu plus d’attention, il fut sûr qu’il s’agissait bien du précieux métal. Une pièce faite de mur en or. Il en aurait bien récupéré une partie. Par-dessus cette couche dorée, se trouvaient un nombre impressionnant de tableaux, tous plus impressionnants que les autres. L’un deux attira son attention. Il s’agissait de cet homme. Cet homme dont il n’avait que des souvenirs flous. Et puis, en baissant le regard, il tomba sur l’homme. Le même que le tableau. Ce n’était pas un Elfe. Ce n’était pas un homme. C’était un vampire. Un des derniers encore vivant. Et il habitait là, dans ce château doré. Ils étaient censés  avoir été tous exterminé il y a des centaines d’années par la ligue du roi, mais certains avaient survécut. En fait, seulement une poignée, qui errait encore le monde, toujours dans l’ombre. Et cette personne en face de lui, en était un. Zander sentit la colère lui monter à la tête. Les flammes commencèrent à se produire dans ses mains, mais sans un souffle, elles disparurent, sans que Zander ne puisse rien faire.

- Bonjour Zander.
- Bonjour. Répondit-il, sachant qu’il ne pourrait pas le tuer de toute manière.
- Prends un siège je t’en prie.

Zander s’approcha de lui et s’assit sur le fauteuil d’en face.

- Je n'aime pas spécialement ces vêtements immondes.
Avec un petit sourire, et  un regard de lui sur Zander, ses vêtements se virent remplacer par une tenue qui seyait bien mieux à Zander. Une tenue plus noire, plus pratique. Avant que Zander puisse dire quoi que ce soit, l’homme lui montra son bras, et devant l’air incrédule de son interlocuteur, reprit la parole.


- Alors, tu viens ici pour cela Zander ?
- Oui. répondit-il en reprenant un air posé
- Eh bien, il n’est pas encore décomposé, je peux arranger cela. Mais tu vas souffrir Zander, tu le sais ?
- Oui. Se contenta t-il de répondre une fois de plus.
- Très bien.
Le vampire se leva avec une agilité exceptionnelle. Sans qu’un œil humain puisse percevoir quoi que ce soit, il était derrière Zander. Ce dernier se retourna rapidement. Avant qu’il puisse dire quoi que ce soit, l’autre l’avait déjà plaqué au sol d’un simple regard, et immobilisé.

- Tu l’as voulu Zander, ne l’oublie pas.

Le cri de Zander du être entendu jusqu’à l’autre bout du continent tellement il fut puissant. Mais malgré ceci, il ne tomba pas dans l’inconscience. Il ne pouvait pas. Au bout de quelques secondes, s’en était finit. Il ressentit son bras se mouvoir. La douleur serait encore là dans les quelques jours à venir, mais il était réparé.

- Très bien Zander, maintenant  que tu as eu ce que tu voulais, à moi de réclamer ce que tu me dois. Une obéissance. Une vie. Une vie de servitude à exécuter mes ordres, et exécuter qui doit l’être. Tu n’es pas dans ce monde pour piller des villages, tuer des rois Nains, et déflorer l’ensemble du continent. Alors fais attention, si tu ne m’écoutes pas, cette Lilith pour laquelle tu t’inquiètes tant finira vidée de son sang. Et cette succube qui l’accompagne ne pourra rien, et tu le sais. Personne sur ce continent ne peut m’arrêter. Personne dans ce monde.
- Je ne vous dois rien, je mènerais ma vie comme je l’entends.

Le vampire poussa un soupire avant de poursuivre.

- Zander. Pour qui te prends-tu ? Tu n’es qu’une création de laboratoire et de magie. Tu es un pantin, qui a pour seule raison d’exister de me servir ; Et si je suis déçu de toi… Il ne finit pas sa phrase, sachant que sa création la finirait seul dans sa tête.

- Enfin, je ne suis pas là pour te menacer. J’ai déjà un contrat pour toi. Tu t’es montré habile dans le meurtre d’un dirigeant. Alors tu vas éliminer Meila Relarys.

Devant l’incrédulité du borgne, le vampire continua

- Je sais, elle est la mère de ta chère et tendre. Mais elle n’a pas besoin de le savoir. Par contre, avant de régler cette affaire, j’ai besoin que tu retrouves Relta. Cela fait depuis que je l’ai envoyé te chercher que je ne l’ai pas revu, et cela ne me va pas du tout. Il sera puni, bien pire que ce que cet Altra lui fait.

Cela était trop pour Zander. Il se doutait que Relta était venu le chercher sous la demande de leur créateur, mais comment se faisait-il qu’il connaissait Altra ? Et la situation de Relta ? Et même Lilith ?

- Voyons Zander, ne me dis pas que tu n’avais jamais deviné ? Si Relta peut lire dans les pensées, c’est que je lui ai transmis ce pouvoir. Comme ton pouvoir d’ailleurs. Tu n’es qu’un produit de laboratoire je te rappelle, ta magie ne peut pas être innée.
- Bien sûr que je savais. Mais je ne pensais pas que vous vous intéressiez tant à notre vie.
- Enfin, vous êtes mes plus belles créations, les autres ne sont que des rebus. Du moins la plupart.

Zander ferma les yeux et prit une grande inspiration. De toute façon, il ne pouvait pas se rebeller, il devait faire ce qu’il pouvait pour le moment.

‒ Qu’est ce que vous savez sur Altra ?
‒ Pas grand-chose malheureusement. Il est pour l’instant une menace plutôt insignifiante, je sais à quel point il est puissant, mais il ne faut pas précipiter les choses, il sera éliminé quand il entrera en jeu réellement, et qu’il arrêtera d’agir en spectateur. Mais tu ne dois pas l’affronter. Récupère Relta avec toi, et fuit. Il te tuerait, il vous tuerait. Et ce ne serait pas bénéfique pour l’instant. Il ne se trouve pas dans la ville, mais dans les territoires des Demi-humain. Juste à la frontière.

Zander voulu lui répondre, mais avant qu’il dise quoi que ce soit Ellessar entra dans la pièce.

- Lord Mercutio, vous êtes attendu.

Il hocha la tête, et se tourna vers Zander. Il le regarda dans les yeux, et d’un battement de cil le fit sombrer dans un profond sommeil.



Revenir en haut Aller en bas
 
Manoir Mercutio
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les Jardins du Manoir d' Eyrignac en Dordogne
» Alice du mois de février : Alice et le manoir hanté
» Manoir en ruine... suite
» Le Barney du mois : Le mystère du vieux manoir
» LE MANOIR DES SORTILEGES de Serge Brussolo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D Δ E ℛ N Y S  :: Neviriel :: Ville-
Sauter vers: